FinOps

L’approche FinOps c’est quoi ?

L’approche FinOps, contraction des termes finance et opération, vise à monitorer et optimiser les coûts en matière de cloud computing. Le principal défi sous-jacent ? Trouver le bon compromis entre le budget et les dépenses attribuées aux services cloud d’une part, et la performance et l’innovation IT recherchées en termes business d’autre part. L’objectif n’est pas seulement de faire des économies, mais de tendre vers le juste prix. Dans le sillage des méthodes agiles, le FinOps implique aussi une collaboration étroite entre les équipes de gestion des opérations informatiques et les équipes métiers. Plus qu’une approche, le FinOps est donc aussi une culture d’entreprise.

L’approche FinOps a donné naissance à un référentiel de bonnes pratiques open source baptisé FinOps World. Pour mettre en place une politique FinOps, ce référentiel recommande de bâtir une structure de gourvernance via la création d’un centre d’excellence cloud. Orchestré par un lead FinOps, il sera typiquement composé d’un gestionnaire de programme, d’un lead architecte, d’un lead DevOps et d’un lead SecOps. Objectif : insuffler la culture FinOps au sein de l’ensemble des équipes de développement et d’opération informatique.

En lien avec la direction financière, le centre d’excellence cloud aura pour mission de définir des objectifs d’optimisation de coûts en fonction du budget informatique prévisionnel. Des objectifs qui seront ensuite attribués aux équipes de développement et d’opération. Pour suivre l’atteinte de ces objectifs, il dressera un reporting financier avec des indicateurs clés de performance. Un tableau de bord qui permettra à la finance de contrôler la bonne mise en œuvre du FinOps. Evidemment, ce cadre de pilotage passe par la définition d’une politique d’achat, avec des recommandations en matière d’offres cloud à utiliser, et par une politique de refacturation interne ad hoc.

AWS fournit quatre outils conçus pour piloter les dépenses engagées sur sa plateforme. En amont, AWS Cost Explorer s’articule autour d’un tableau de bord pour visualiser les coûts des différents services cloud utilisés au fil du temps. Permettant d’appliquer différents filtres (comptes, périodes, offres…), il intègre des modèles d’analyse prédictive en fonction de l’historique de consommation. Deuxième outil, AWS Trusted Advisor analyse en temps réel les performances des instances exécutées selon les besoins en performances et capacités du client. Il désactive les machines virtuelles (VM) inactives et redimensionne celles qui s’avèrent surprovisionnées ou inadaptées à la charge de travail. EC2 Right Sizing fournit des recommandations à la fois sur les paramétrages techniques des services AWS et sur l’optimisation des coûts, en éliminant notamment les ressources IT inutilisées. Enfin, AWS Budgets permet de se fixer un budget et d’être prévenu en cas de dépassement.

Comme AWS, le cloud de Microsoft intègre une série de services de gestion de coûts. D’abord, Azure est équipé d’une calculatrice pour estimer le montant à engager en fonction des architectures et briques retenues. C’est l’équivalent de l’AWS Pricing Calculator. A l’instar d’AWS Cost Explorer, Azure Cost Management consolide de son côté les ressources consommées et les dépenses associées au sein d’un tableau de bord unifié. Parmi ses points différenciant, l’outil ne se contente pas de monitorer les coûts d’Azure, il permet également de piloter ceux d’AWS en se connectant aux API de ce dernier. Autre avantage, l’application de data visualisation Power BI de Microsoft se connecte à Azure Cost Management, ouvrant la possibilité à la création de tableaux de bord personnalisés.

Au lieu de proposer plusieurs outils de FinOps comme le font AWS et Azure, GCP (Google Cloud Platform) a fait le choix de proposer dans ce domaine un service unique. Baptisé Cost Management, il inclut à la fois une console de suivi des dépenses, la possibilité de créer des tableaux de bord personnalisés. Mais aussi une gestion des ressources cloud par projets, ainsi qu’un pilotage des habilitations financières en fonction des budgets alloués, avec à la clé des alertes en cas de dépassement. Enfin, la solution gère les exports vers BigQuery en vue de réexploiter les données financières dans l’application de data visualisation Data Studio de Google.

 

Source : Journaldunet